Ce projet est né des questions dues à un déménagement futur de l'école d'arts plastiques.
Déménager une école, cela implique beaucoup de changements dont le plus important est la volonté de changer ses habitudes, si ce n'est l'habitude d'aller dans un autre lieu... Déménager, voyager, découvrir, parcourir sont les mots-clefs de cette année, avec les notions de patrimoine, démabulation, espace privé / espace public.
L'école prévoit des évènements qui font croiser expositions, projections, films, performances et conférences.
A cette occasion, l'école a convié l'artiste labyrinthiste France de Ranchin à des interventions à l'école et dans l'espace urbain:
« Tout homme est à fois le labyrinthe et le promeneur qui s’y perd »
(Euphorisme de Grégoire)
Ce Labyrinthe a pu se réaliser grâce au soutien et à
la générosité de nombreuses personnes.
L’ACAPA et l’Ecole d’arts plastiques du Grand Angoulême remercient :
La Labyrinthiste France de Ranchin pour le dessin
La Communauté de l’Agglomération du Grand Angoulême
La Région
Le Conseil Général
Le Département
La Ville d’Angoulême
L ‘E.E.S.I.
L’équipe pédagogique et administrative de l’école et
tout particulièrement
Jean Pierre Franc, chef de projet
Claudie Da Fonte
Sophie Müller
Oriane Barreaud
Sebastien Desvard
Valérie Roussard
Mireille Duret
Bernard Cazenave
Francis Ognier
André Brumeau
Nicole Binot
Bernard Guillaume
Francis Amen
Philippe Marteau
Virginie Bretel
Jordan Jayat
Michel et Janine Jayat, les précieux navigateurs et
propriétaire des bateaux
Et tous les petits et grands bras fidèles au poste.
Quel graffiti divin ce graphisme qui a traversé
l’histoire de l’art depuis la pensée de l’homme, que se soit dans les
grottes de Lascaux, dans les cathédrales ou dans des décors
contemporains.
Pour les enfants, le Labyrinthe est un jeu, pour
certains une démonstration mathématique, ou symbole spirituel, pour
d’autres une réflexion qui lie l’art, avec l’architecture et le
patrimoine.
A l’origine, le labyrinthe est le palais où le roi de
Crète, Minos avait enfermé le monstre Minotaure. Thésée, roi d’Athènes,
parvint à tuer le monstre, et à retrouver son chemin grâce au fil
d’Ariane.
De réfléchir sur le Labyrinthe fait
découvrir toutes sortes de questionnements et d’errances dans le vaste
champ d’expérimentation qu’est le monde de la création, un moyen
d’aller à la rencontre de soi comme pour rebondir de nouveau.
Dans le cas présent il s’agit de la
nature de l’eau, de l’air et du vent. A l’endroit où les courants se
séparent, France de Ranchin (artiste en résidence à l’ACAPA)a réalisé
un dessin pour un assemblage de 260 palettes de chantier, couvertes de
moquette couleur fuchsia qui vont être bercées doucement par l’eau, tel
un chemin inaccessible dont on ne peut que rêver comme si on était en
exode, ou en exil.
L’eau du fleuve est une eau courante, comme
la vie, tel la cascade et comme le vent, elle enseigne que tout est
changement, en perpétuelle mouvement. L’eau incarne l’écoulement du
temps, le temps qui s’écoule sans retour.
Il s’agit de mettre
en relation la beauté de la symbolique du labyrinthe avec
l’environnement post industriel du site lié à l’eau. Ce que l’art
interroge ici, c’est aussi la logique d’un site révélé par le travail
de la mémoire, un site qui a fleuri grâce à l’industrie du papier.
Aujourd’hui
ce site se trouve au cœur des activités de l’image et comme un écho, le
visiteur est écarté de la hâte du noyau urbain, loin des conventions,
baigné dans la réflexion sur le Labyrinthe et son mythe.
Aussi
intemporel que le Labyrinthe, l’eau est un élément d’imagination. Le
miroir des fontaines du mythe de Narcisse nous met en garde des
profondeurs de l’eau. La tranquillité de l’eau profonde nous renvoie
l’image insondable des profondeurs de la vie, reliée à la fois au
cosmos et à la nature humaine, l’eau invite à méditer.


